UCG : « «potentialités fourragères du Galinsoga ciliata (blake) en alimentation cunicole dans la zone agricole de Butembo » est la thèse du CT Kito défendue à l’UCG ce mardi

Après la défense de la première thèse en faculté de médecine de l’UCG hier lundi 19 décembre, c’était le tour ce mardi 20 décembre d’une autre séance de soutenance de thèse, cette fois ci en faculté des sciences agronomiques. Le Chef de Travaux Ingénieur Mbusa Siviholya Kito a défendu sa thèse de doctorat intitulée potentialité fourragères du Galinsoga ciliata (blake) en alimentation cunicole dans la zone agricole de Butembo. Le candidat a été proclamé Dr en sciences agronomiques avec mention grande distinction.

Tout a commencé peu avant 10h dans la salle de la paix du CEFADES qui brillait de mille feux pour l’évènement à l’agenda. Ir Kito Mbusa présenté comme détenteur de deux diplômes d’Ir en sciences agronomiques en phytotechnie et en zootechnie, a alors présenté les résultats de ses recherches doctorales. C’est ainsi qu’il a mentionné que le galinsoga ciliata localement connu sous le nom vernaculaire malonga ou kakomboli, est une fourrage aux potentialités avérées. Associé au maïs, il booste la croissance du lapin explique le candidat.

‘‘ Je vous assure que c’est une plante qui a des véritables potentialités fourragères dans notre milieu. Et ce qu’il faut associer à cette plante-là, nous proposons que ce soit du maïs. Le mais est en fait un complément énergétique très important, alors qu’on niveau de protéine le galinsoga ciliata qu’on appelle quadriradiata aussi contient déjà assez de protéines pour le lapin. Il sera aussi important d’amener des compléments vitaminiques et minéraux pour s’assurer d’une bonne croissance. Au-delà de ça,  il faut aussi dire qu’au niveau agronomique, il n’y a pas il n’y a pas de réduction sensible de rendement quand on l’associe avec le haricot.’’

Par ailleurs, le galinsoga connu comme une mauvaise herbe n’agit pas significativement sur la croissance des autres cultures a découvert le chercheur à l’issu de plusieurs études au laboratoire. Sa thèse est ainsi un plaidoyer pour l’autosuffisance alimentaire comme l’explique explique Ir Mbusa Kito.  ‘‘ Si on peut faire le petit élevage où on associe une plante fourragère avec  les plantes vivrières, c’est déjà un plus pour la communauté qui ne devrait pas perdre beaucoup d’argent pour importer de la viande de l’est de l’Afrique ? Vous savez combien on regrette quand on voit les habitants de la région des grands lacs importer du poisson à partir de la Chine. Il y a urgence de faire une production carnée locale. Et l’une des alternatives, c’est la viande de lapin. Mais avant ça, il faut bien nourrir ce lapin. C’est dans ce sens-là que s’inscrit ma recherche’’ explique Ir Kito.

Notons que le jury composé des professeurs de l’UCG et de l’Université de Kisangani essentiellement a écouté le candidat qui a exposé devant un public venu nombreux pour le soutenir.

Il faut noter qu’Ir Mbusa Kito est aussi détenteur d’un Diplôme d’Etudes Approfondies en Sciences agronomiques et ingénierie biologique de l’Université de Liège en Belgique.

Emmanuel KATERI