RDC : accusé de bloquer la marche des institutions, le bureau d’âge de l’Assemblée nationale menacé de destitution

La menace de destitution pèse davantage sur le bureau d’âge de l’Assemblée nationale accusé de bloquer l’élection du bureau définitif.  Plus de 163 députés nationaux promettent d’assiéger le palais du peuple ce jeudi 9 mai 2024  pour la reprise du processus de mise en place du bureau définitif.

Les députés porteurs se cette revendication et qui se disent « nationalistes » sont majoritairement de la majorité. Parmi eux, Antoine Bushabu et Willy Mishiki. Ils    maintiennent la pression sur le bureau d’âge de l’Assemblée nationale présidé par Christophe Mboso N’Kodia qu’ils accusent de bloquer la bonne marche des institutions de la République par ce qu’ils qualifient de sa mauvaise foi.

« En principe aujourd’hui il n’y a rien qui bloquerait à part la mauvaise foi des politiques, ce sont des prétextes. Nous pensons que dans les 24heures le calendrier pourra être publié, le bureau d’âge doit être conscient qu’aujourd’hui le pays est en guerre, nous n’avons pas de gouvernement et ce n’est pas normal, or le gouvernement ne peut être investi que par le bureau définitif, il y a beaucoup de dépenses importantes de souveraineté qui sont freinées ou gelées parce qu’il n’y a pas de gouvernement légitime », explique Willy Mishiki.

Ils invitent le président du bureau d’âge à pouvoir se surpasser et de programmer dans les meilleurs délais l’élection et l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale.

« Nous demandons à notre collègue Mboso de pouvoir se surpasser de publier dans les meilleures délais le calendrier électoral pour que le bureau soit mis en place afin de pouvoir investir le gouvernement. Si le calendrier n’est pas convoqué puisque la loi ne l’a pas prévu, mais nous serons obligé de recourir, malheureusement, à l’article 64 de la constitution puisque le bureau d’âge aura violé la loi à ne pas mettre en place dans le délai légal le bureau définitif », menace-t-il.

De son côté, Christophe Mboso N’Kodia, sans donner de précision sur une nouvelle date de l’élection, exhorte  la majorité comme l’opposition à finaliser dans les meilleurs délais les pourparlers en ce qui concerne les candidatures aux différents postes car, explique-t-il dans un communiqué du mardi 07 Mai, l’exécution du calendrier publié le 26 avril 2024 a comme première étape le dépôt de candidatures après son actualisation imminente.

Jackson SIVULYMWENGE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *