Butembo: attaque mai-mai, ce qu’on en sait

La ville de Butembo a été la cible de deux attaques simultanées des hommes armés présentés par l’armée comme des miliciens Mai-Mai. Ils ont fait incursion d’abord en cellule Bel Air dans le quartier Kambali, ensuite à Mihake, quartier Kamesi-Mbonzo. L’armée annonce la mort d’un assaillant et l’arrestation de deux d’entre eux. Le capitaine Antony Mwalushayi, porte-parole du secteur opérationnel Sokola1 confirme l’échange de tirs entre les Forces armées de la République Démocratique du Congo, FARDC et un groupe des miliciens mai-mai. Échange qui s’est soldé par  1 mort et 4 capturés, côté assaillants. 

L’armée souligne que FURU est une zone d’influence de plusieurs groupes Mai-Mai et des mouvements de pression. Dans ce coin de la ville, l’armée mène des opérations de patrouille et de ratissage. Le capitaine Anthony Mwalushayi assure que les FARDC contrôlent la situation.

« Nous continuons toujours à mener des opérations de patrouille et de ratissage dans cette ville qui semble être menacée ces derniers temps par, non seulement les ADF/MTM mais aussi par plusieurs groupes armés entre autres Mai-Mai Baraka et autres qui sont aux alentours de la ville et même dans certains quartiers chauds comme Furu où il y a eu des patrouilles cette nuit et où nous avons eu des échanges de tirs avec des hommes armés », affirme-t-il. 

De son côté, la coordination urbaine société civile qui condamne ces attaques, affirme qu’elles sont parties de la cellule Bel-Air, près de la base de la MONUSCO. Ici, des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues. Son président Mathe Saanane présume que les assaillants seraient venus pour se rassurer du départ de la MONUSCO.

« Il y en a ceux qui pensaient que la MONUSCO a gardé une milice dans ses enclos après son départ. Il semble que les assaillants voulaient vérifier s’il n’y a pas des gens gardés dans ces enclos. Nous continuons à mener des investigations pour connaitre la raison exacte de cette incursion », promet-il. 

La partie Nord de la ville a été plongée dans la psychose suite à ces attaques entre 4 heures et 4h30. C’est tard en début de la mi-journée que certains habitants de ce coin ont commencé à sortir en direction du centre-commercial.