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Butembo-Greve anti-Monusco : les recettes des communes en chute libre

Les journées ville mortes qui durent déjà 2 semaines ont une incidence sur le fonctionnement des services publics de l’Etat. Les communes visitées ne mobilisent plus qu’entre 15 et 20 pourcents des leurs recettes habituelles indiquent nos sources au sein de ces communes. Seul le service de l’Etat civil peut arriver à donner quelques recettes aux communes qui sont déjà étouffées. La Voix de l’UCG est passée dans deux des quatre communes de Butembo.

Sans donner les chiffres exacts, une source du service de comptabilité de la première commune que nous avons visité mentionne que les recettes ont chuté depuis le déclenchement de la série des journées villes mortes. Seul le service de l’Etat civil mobilise encore certaines recettes car ce service délivre des documents dit de souveraineté. Les mariages sont célébrés et quelques attestations de perte de pièce délivrées. Nonobstant, même dans ce service, les recettes ont sensiblement chuté. Très peu d’assujettis viennent solliciter ce service. Dans les autres services, la situation frôle même la catastrophe. Le boycotte de paiement des taxes décrété par les organisateurs de la série des journées sans activités touche au premier chef les communes qui ne vivent que de quelques taxes seulement indique une autre source du service de comptabilité d’une autre commune. La taxe professionnelle annuelle ne peut plus être payée, les taxes de permis d’ouverture ou d’exploitation également. Les assujettis à la taxe d’utilisation temporaire du domaine public rechignent de payer justifiant leur refus par le fait que la grève leurs prends tous leurs revenus. Par ailleurs, les communes et d’autres services qui contribuent à la mobilité de la police à travers la dotation le carburant ne savent plus assurer leur assignation faute de moyen. Pour tout dire, la grève n’impacte pas seulement les services du secteur privé, l’Etat qui puise dans ce secteur est également frappé de plein fouet.

La grève touche également les services étatiques à ce que les agents brillent par l’absentéisme. Et comme les services tournent au ralenti, les communes n’assurent qu’un service minimum indique un secrétaire administratif visiblement sidéré par la longue grève. Et pour lui, les agents non mécanisés pourraient en subir le contre cout.

EMMANUEL KATERI

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