Butembo-Insécurité : Ce que pense le professeur A. Muhesi des incursions répétitives des mai mai ces derniers mois

La ville a enregistré près de 5 incursions attribuées aux éléments mai mai ces trois derniers mois. Pour le politologue Kahindo Muhesi, le déficit de contrôle aux entrées et aux sorties de la ville permettrait à certains auteurs de l’insécurité de se cacher en ville de Butembo. Ces derniers peuvent être la source de cette insécurité. Ce qui met en vue les insuffisances des services de renseignement sous l’Etat de siège.

Le Professeur Kahindo Muhesi, directeur de l’Observatoire de la Décentralisation, de l’Administration et de la Gouvernance ODAG, pense que la ville servirait de cachette pour les inciviques en provenance des territoires de Beni et Lubero.

« Il n’y a pas un mécanisme de contrôle pour pouvoir identifier tous ceux qui entrent et sortent de la ville de Butembo.  Au regard de ce manque de dispositif, il est logique que la ville de Butembo soit impactée par l’insécurité qui règne dans les territoires qui l’entourent.», déduit le Prof Muhesi.

Ce qui pousse à réfléchir sur les rôles des services de sécurité en ce moment de l’Etat de siège qui muselle les groupes de pression.

« Ce qui est en train de se passer remet en cause l’efficacité des services de sécurité, de renseignement. Surtout à un moment où les groupes de pression qui organisaient de veilles nocturnes ont été pratiquement anéantis par l’Etat de siège qui limite légalement certaines libertés. La population entendait beaucoup de cet Etat de siège comme la conduite des vraies patrouilles dans les quartiers mais on ne les voit. Il semble que les autorités sont plus préoccupées par le bouclage des véhicules pour recouvrer les frais de l’Etat au lieu de dénicher les auteurs de l’insécurité.», regrette le politologue Muhesi.

Le doyen de la faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives de l’UCG propose : « Il faut absolument que les services de sécurité mettent sur pieds un plan de convergence sécuritaire pour pouvoir épargner la ville des pires évènements qui peuvent arriver.»

Le politologue Kahindo Muhesi n’écarte pas le fait que cette situation sécuritaire soit aussi corollaire à la célébration prochaine des fêtes de fin d’année. Car régulièrement il y a un reggae d’insécurité à l’approche des fêtes part certains inciviques qui cherchent de quoi boucler l’année.

HERVE MUKULU

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