Economie

Butembo : levée temporaire de la grève des transporteurs de produits vivriers, un compromis en attente

Une lueur d’espoir se profile dans le secteur des transports de produits vivriers, suite à une réunion tenue ce jeudi 9 février entre le gouverneur de la province du Nord-Kivu, le directeur de la DGRNK et un membre de la coopérative des transporteurs et écoulement des produits vivriers (COODEPROVI). La levée temporaire de la grève a été négociée, avec un compromis financier en attendant une décision finale des autorités provinciales.

Le président de la société civile Mathe Saanane, avec qui nous nous sommes entretenus, a indiqué que lors des discussions avec la délégation de Goma, un montant de 75 dollars américains a été temporairement fixé pour les transporteurs de vivres afin d’atténuer la crise. Cette mesure sera en vigueur pendant 15 jours, en attendant la décision définitive du gouverneur de la province.

 

Cependant, du côté des transporteurs de produits vivriers, la réponse du directeur de la DGR-NK n’a pas été jugée satisfaisante. Selon  Katembo  Matsatsa, président des transporteurs et écoulement des produits vivriers de la ville de Butembo, outre les taxes exigées par la DGR-NK, de nombreuses autres taxes fictives s’ajoutent, imposant un fardeau financier considérable sur les transporteurs de produits vivriers.

« Les deux taxes auxquelles il a fait allusion ne sont pas les seules auxquelles nous sommes confrontés, nous avons une multitude de taxes qui s’ajoutent. Parmi les taxes que nous payons, plusieurs sont fictives car elles n’ont même pas de preuves de paiement. Malgré nos revendications, on nous fait payer ces taxes sans jamais nous donner de réponse satisfaisante. Par exemple, il y a une taxe appelée ‘tous les services’ qui nous coûtent 7000 FC. Il y a aussi une autre appelée PCR, la police de roulage, qui nous coûte 37000 FC’’.

Nous tenons à signaler que les membres de la COODEPROVI concernés sont les transporteurs de pommes de terre, de maïs, de haricots et d’autres denrées alimentaires.

Julienne Muhima

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