Nord Kivu : Lubero peut assoir son économie sur le quinquina, culture qui est en pleine baisse de production

Le territoire de Lubero peut assoir une bonne partie de son économie sur la culture de quinquina. Cette culture qui est en pleine baisse de production est pourtant parmi les rares cultures de rente des hautes terres. Sa baisse de production inquiète mais on peut la sauver a indiqué l’Ingénieur Eloge Muhesi, qui a défendu son mémoire de DEA en phytotechnie à l’Université Catholique du Graben jeudi 14 juin 2021.

Alors que le territoire de Lubero avait dans son économie la culture de quinquina, il perd petit à petit sa production suite aux mauvaises techniques culturales fait savoir Eloge Muhesi. Pour lui, si on améliore ces techniques en les associant à la culture de certaines espèces de bois notamment, le maesopsis qu’on appelle en langue locale ‘‘ libinda’’ encore le prunus africana localement appelé ‘‘Ngothe’’, on peut accroitre la production du quinquina. Les deux arbres sont d’une importance économique et socio sanitaire importante à part le fait qu’ils enrichissent le sol pour une bonne croissance de quinquina a indiqué le désormais spécialiste en phytotechnie.

‘‘ Si on améliore la culture de quinquina, Lubero peut assoir son économie sur cette culture. Parce que le quinquina donne des alcaloïdes qui entrent dans la fabrication des produits qui luttent contre le paludisme. Le quinquina est utilisé par la Pharmakina dans le Sud Kivu, une industrie pharmaceutique. Des études sont encore en cours sur l’efficacité des alcaloïdes de quinquina sur le coronavirus. Et depuis longtemps le quinquina est une source de revenus. Ceux qui ont connu Lubero le savent. Nous recommandons ainsi aux paysans d’associer les arbres surtout le maesopsis et le prunus africana qui peuvent aider à l’amélioration du sol, et donc aussi à l’accroissement du rendement et nous connaissons le  tempérament de ces arbres mais aussi, le quinquina est une culture qui à un certain moment a besoin de l’ombrage  ’’, explique le chercheur.

Associer ces arbres ou d’autres à la culture de quinquina est aussi un bon moyen de lutte contre le changement climatique explique l’expert qui est aussi spécialiste en gestion de la biodiversité. Eloge Muhesi est enseignant à l’Institut Supérieur d’Etudes Agronomiques, Vétérinaires et Forestières ISEAVF.

Emmanuel Kateri

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