Butembo : le Club des auditeurs de l’émission « Les Vieilles Gloires » au chevet des orphelins déplacés de guerre hébergés à Katwa

Les membres du club des auditeurs de l’émission “Les Vieilles Gloires” de la Voix de l’UCG sont allés au chevet des orphelins pygmées et déplacés de guerre hébergés dans un orphelinat de fortune à Katwa dans la commune de Musasa à Butembo. Une action humanitaire organisée chaque année par ces auditeurs en vue de soulager tant soit peu les nécessiteux. 

Demi-sac du riz, 50 kilogrammes de haricots, un bidon d’huile de table, des savons de toilettes et autres, la cargaison a été déchargée sur fond d’un grand soulagement de la part de quelques enfants locataires de cet orphelinat et leur encadreur Timothé Kamatsa aussi déplacé de guerre. 

 « Vous arrivez au moment où nous étions en train de nous poser des questions, madame et moi, sur ce que nous allons donner aux enfants aujourd’hui. C’est vrai qu’il y avait encore un peu d’haricots, on venait de commencer la cuisson, mais c’est tout ce qui restait, c’est-à-dire nous étions au bout. Et puis, subitement je vous ai vu venir à moto, je me suis dit gloire à Dieu. Franchement nous implorons la grâce de Dieu sur ce Club, qu’il vous bénisse et vous comble de ses bénédictions. Et les autres enfants qui ne sont pas présents seront très contents, ils vont exalter parce qu’ils avaient déjà remarqué qu’il y a un ça-ne-va pas, ils en sont souvent affectés, s’est-il réjouit en présence de quelques membres du Club.      

Une action humanitaire ou sociale chaque année, c’est l’objectif que  se sont déjà fixés les membres du Club des auteurs de l’émission « Les Vieilles Gloires »,  diffusée chaque dimanche sur les ondes de la Voix de l’UCG. Ceci est rendu possible grâce aux cotisations mensuelles, explique  Paluku Vasangavolo Pavasa, membre du Club.

« Comme nous avons l’habitude de faire une action par an, nous nous sommes posé la question de savoir qu’est-ce que nous allons faire. On a regardé tous les besoins autour de nous, et nous nous sommes dit : est-ce que ça vaut encore la peine que nous allions dans les orphelinats qui sont connus officiellement et qui reçoivent beaucoup d’aides ? On se dit non on ne va pas aller là-bas. C’est ainsi que nous avons plutôt levé l’option d’aller compatir avec les enfants qui ne sont pas autochtones, des enfants pygmées qu’on a privé de leur droit d’habiter leurs milieux naturels, la forêt,  à cause de la guerre ils sont maintenant obligés de vivre dans une ville », explique-t-il.     

Cet orphelinat d’une capacité de seulement deux chambres à coucher et une salle à manger loge 44 personnes dont 36 enfants déplacés de guerre (pygmées et bantous). Venus de plusieurs villages de Beni et Ituri, ils ont tous perdu leurs parents dans les massacres de civils perpétrés par des présumés rebelles ADF. Ici, les besoins sont encore énormes pour assurer leur prise en charge scolaire, médicale et alimentaire. 

Jackson SIVULYAMWENGE  

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