Butembo/ tueries ignobles des civils et des agents de l’ordre : il faut éviter de faire de chez soi un champ de bataille ( Révrd Dr Kakule Molo)

Il faut éviter de faire de chez soi un champ de bataille. C’est ce qu’exhorte le révérend Pasteur Kakule Molo, Représentant légal honoraire de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique, CBCA.  Dans une interview accordée samedi 25 novembre à La Voix de l’UCG, le pasteur Molo Pharesie déplore l’escalade de la violence à Butembo et ses environs.

Docteur Kakule Molo  dénonce la guerre déclenchée par le M23 dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo, les tueries à Beni-Ituri et la violence urbaine qui est en train d’élire domicile à Butembo. Ce pasteur de l’église protestante dit vivre cette situation avec beaucoup de tristesse.

« Je dirais qu’il y a beaucoup de saignements dans mon cœur suite à la situation que traverse l’Est du pays, il y a des morts tous les jours : les enfants, les personnes âgées ;  tout ça pourquoi ? Des postes politiques qu’on peut obtenir d’une manière plus saine et morale »,  fait-il savoir.

Tout en reconnaissant les frustrations de la jeunesse liée à la  mauvaise   gouvernance, le pasteur Molo appelle à la retenue.

 « C’est une situation très  mauvaise. Je comprends la frustration de la jeunesse dans notre ville de Butembo. Je comprends aussi le déficit de gestion de nos autorités localement. Mais la jeunesse ne doit pas rétorquer dans la violence si elle trouve qu’elle n’est pas mieux  gérée. Mais aussi vouloir gérer les autorités par la manière contre laquelle elle lutte, parce que la violence ne peut jamais engendrer  l’ordre mais elle ne ferait que perpétuer la souffrance du peuple. En fait, il faut éviter de faire de chez vous un champ de bataille. Vous allez détruire et les plantes, et le commerce et la vie »,  prévient-il.

L’ancien Représentant légal de la CBCA et député honoraire élu de Beni de 2006 à 2012. L’ancien Représentant légal de la CBCA et député honoraire élu de Beni de 2006 à 2012  appelle à la tenue urgente d’un dialogue  entre autorités et les différentes couches sociales afin de désamorcer l’escalade de la violence.

Pour rappel, la ville de Butembo traverse une crise caractérisée par la destruction des biens, des services et des structures d’intérêt commun, les attaques contre les dépositaires de mandat public, l’allergie aux symboles de l’autorité de l’Etat sans oublier les meurtres des agents de l’ordre contre les civils.

Georges Kisando Sokomeka