Butembo/thé : Que reste-il du complexe theicole de Butuhe ?  Acte I

Butembo/thé : Que reste-il du complexe theicole de Butuhe ? Acte I

Dans une série de trois reportages nous allons répondre à cette question à l’occasion de la journée mondiale du thé célébrée chaque 15 décembre. Le Complexe Theicole de Butuhe , CTB,  est l’une de ces rares entreprises ou usines construites à l’époque du zaïre et qui survit à l’état végétatif. Plusieurs usines sont mortes mais le TCB vivote et rêve de se régénérer.

Le Complexe Theicole de Butuhe, c’est plus de 453 hectares de théiers subdivisés en deux parties. La partie industrielle que gère le complexe et l’autre qui est entre les mains des paysans et qui vendent les feuilles du théier à l’usine.

Les plants des théiers que nous avons visité ce mardi 15 décembre sont les mêmes qui ont été plantés il y a cinquante ans. Car le théier est une culture pérenne dont le cycle de régénérescence varie entre 50 et un siècle explique l’agronome Katsuva Kisokoli, responsable du département de  la plantation  au TCB.

Le théier permet deux récoltes par moi. Malheureusement toute la plantation n’est pas exploitée régulièrement. A certains endroits, les mauvaises herbes ont envahi les plants. 

« Nous avons des récolteurs. 7 équipes de cinquante personnes plus le capita qui est là pour donner des tâches et faire le contrôle des feuilles cueillies. Nous ne parvenons même pas à faire le tour de toute la plantation vue la capacité de l’usine, il arrive que nous arrêtions la cueillette quand il y a abondance des feuilles à l’usine», explique l’agronome Katsuva Kisokoli.

La pèse des feuilles de thé avant de les mettre au séchoir

Cette plantation  du thé est situé dans un espace géographique   idéal. A plus de 2000 km d’altitude dans un climat tempéré d’altitude, le PH du sol est le mieux indiqué pour produire une excellente qualité de renommé mondiale.

C’est pourquoi dès la conception du projet en 1969 la production qui commença en 1977 était vouée à l’exportation la qualité étant de renommée mondiale.

« Vue que nous avons une vingtaine des clones (Ndlr variétés des thés), notre thé de Butuhe est préféré dans le monde », ajoute-il. 

Apres des années des gloires entre 1980 et 2000, la production a chuté exponentiellement et le matériel est devenu vétuste mais la qualité a été amélioré par une production 100 pourcent bio organique. Nous en parlons dans la seconde partie de cette série de reportage. 

La suite sur ce lien:

Butembo-thé : que reste-t-il du complexe theicole de Butuhe ? Acte II

Hervé Mukulu et Georges Kisando Sokomeka

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