JM Abolition esclavagisme : Claude Sengenya, en séjour au Sénégal, nous raconte sa vive émotion à la découverte de l’île Gorée

Ce 2 décembre 2020, le monde commémore la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage. Elle date du 2 décembre 1949 après l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui.

Le journaliste Claude Sengenya séjourna au Sénégal a visité la célébrissime  île de Gorée. Il nous livre ses impressions.

L’île de Gorée est l’un des sites historiques les plus visités d’Afrique de l’Ouest car durant trois siècles des africains esclaves étaient cantonnés dans cette ile pour un voyage sans retour les Amériques.

« C’est ici à Gorée où était réunis, emprisonnés ou séquestrés nos ancêtres esclaves avant d’être conduits dans des plantations en Amérique. C’est une commune de 28 hectares située à la côte de l’océan atlantique. Il s’est passé ici pendant trois  siècles la traite négrière. Pour bien vivre cette histoire il faut visiter la maison des esclaves. C’est une bâtisse et  selon l’histoire, c’est la dernière esclaverie qui existe ici. Il y a ici des cellules de près d’un mètre carré  mais qui devraient accueillir chacune entre 30 et 40 esclaves », raconte Claude Sengenya.

Visiter cette île est un moment fort d’émotion et de méditation sur le destin de l’africain. Cette visite finit souvent par des pleurs et des demandes de pardon au peuple africain à l’instar du Pape Jean Paul II lors de son passage à Gorée  en 1992 et ceci  au nom de l’Eglise. Claude Sengenya a été témoin d’une demande pardon.

« Un homme blanc avec qui nous avons visité le site  lorsque le guide a fini de raconter l’histoire, il a été ému et nous a demandé pardons nous africains qui étions dans la suite », témoigne Claude Sengenya. « Il a réitéré que c’était dur inhumain »,  rapporte Claude Sengenya.

L’Afrique accepte les pardons mais n’oublie pas. Cela permettra d’éviter d’autres déviation explique Claude Sengenya. Malheureusement, jusqu’aujourd’hui, le monde continue à faire face à différents types d’esclavages par l’exploitation de l’homme, l’exploitation sexuelle et autres.

L’objectif de la  journée de l’abolition de l’esclavage  est d’éradiquer les formes contemporaines d’esclavages telles que la traite d’êtres humains, l’exploitation sexuelle, le travail des enfants, les mariages forcés et le recrutement forcé d’enfants dans les conflits armés. La Voix de l’UCG vous propose de plonger dans l’histoire profonde de l’esclavage des africains.

HERVE MUKULU

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