Nord-Kivu : lorsque l’armée s’accordent  avec les miliciens de se partager la mission  de  sécuriser des villages en territoire de Beni

Nord-Kivu : lorsque l’armée s’accordent avec les miliciens de se partager la mission de sécuriser des villages en territoire de Beni

Le secteur opérationnel Sokola 1 des Forces Armées de la République Démocratique du Congo a décidé d’installer ses positions dans la partie sud de la ville de Beni, partie qui était jadis occupée par les combattants Maï-maï favorables à la reddition volontaire. Le maire intérimaire de Beni, Muhindo Bakwanamaha Modeste qui l’a annoncé le  5 novembre soutient que c’est suite à «l’inefficacité de ces combattants à sécuriser les contrées situées dans cette partie».Cette décision n’est pas encore appliquée sur terrain fait savoir monsieur TsongoKibwana, Président de la Société Civile de Kalunguta. Constat de La Voix de l’UCG en Octobre 2020 sur partenariat particulier entre FARDC et UPLC.

Lorsqu’on est sur la route Butembo-Beni, il n’est pas surprenant d’apercevoir des forces jadis antagoniste s’accorder sur la gestion des localités se trouvant le long de cet axe routier. Par exemple, lors du passage de La Voix de l’UCG en octobre 2020, notre reporter a constaté que les localités de Kalunguta, Mataba, Mabuku, Lisasa, sont  sous contrôle des miliciens de l’Union des Patriotes pour la Libération du Congo, UPLC. L’armée  quant à elle contrôle Maboya et Kabasha. Une information confirmée par la Société Civile locale. Selon son président, TsongoKibwana, ce sont les populations civiles qui s’occupent de la pris en en charge des combattants qui sont sensés y vivre dans des centres de cantonnement.

« Parfois nous voyons le commandant de l’UPLC se rendre à Maboya saluer celui des FARDC et ce dernier venir à Kalunguta de temps à temps. Quand ils partagent un verre ensemble, nous comme population on se dit que les relations sont au bon fixe entre les deux forces », fait savoir TsongoKibwana.

La Société civile appelle le gouvernement à prendre en charge ces groupes armés.

« Les chefs de villages ont des horaires de livraison de la ration destinée aux combattants. Nous ignorons s’ils en bénéficient également de la part du gouvernement », s’inquiète-t-ils.

Pour rappelle, le maire intérimaire de Beni, Muhindo Bakwanamaha Modeste fustigé  «l’inefficacité des  combattants à sécuriser les contrées situées dans la partie Sud de Beni.

 L’ennemi est parvenu a attaqué la prison, ils n’ont pas pu empêcher l’attaque. Même pour la récente attaque de Lisasa, on apprend que certains d’entre ces maï-maï seraient tombés. Voilà pourquoi nous avons décidé d’installer les positions des militaires dans cette partie a indiqué le maire intérimaire de Beni. La société civile se réserve de le commenter la décision de l’armée   d’installer ses positions au sud de la ville de Beni. Motif avancé par l’armée, l’inefficacité des Maï-Maï dans la sécurisation de cette partie de la province du Nord-Kivu.

 

Georges Kisando Sokomeka

One thought on “Nord-Kivu : lorsque l’armée s’accordent avec les miliciens de se partager la mission de sécuriser des villages en territoire de Beni

  1. Appeller l-UPLC une milice en suivant la logique de cohabitation avec la FARDC et la population me semble pejorative. Par, la symboise et le service offert par l’UPLC un acte a encourager et, je crois que c’est la voie obligee pour mettre fin a l’insecurite qui a tant duree. Pour encourager ces patriotes de l’UPLC, et bien d’autre groupes, le gouvernement et des organations humanitaires feraient mieux de les prendre en charge, et plus, de les assister a s’organiser en des organisations ‘citoyennes ‘. Thierry T.K.

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