Butembo/gratuité  éducation de base : des classes pléthoriques, nécessité de recruter et payer    les nouveaux enseignants (Abbé Nyandoto)

Butembo/gratuité éducation de base : des classes pléthoriques, nécessité de recruter et payer les nouveaux enseignants (Abbé Nyandoto)

La gratuité de l’éducation de base a des effets induits sur le fonctionnement des écoles. Selon l’abbé Patrick Nyandoto, responsable de la sous coordination provinciale  des écoles conventionnées catholiques en ville de Butembo, les défis de ladite gratuité sont nombreux .

« Les écoles connaissent un engouement d’enfants. Les  salles de classe  deviennent de ce fait insuffisantes. Le besoin de les éclater est réel. Une situation qui nécessite un  personnel enseignant supplémentaire », fait observé l’abbé Patrick Nyandoto. « Mais alors, il se pose une difficulté de prise en charge de ces enseignants nouvelles unités », fait-il remarquer. Le ministère de tutelle ainsi que les gouverneurs ont déjà donné des indications afin de faire face à ces défis.

« Il nous a  été recommandé  aux partenaires de l’éducation de trouver des solutions locales à ces genres de problèmes », explique  l’abbé Patrick Nyandoto.

Le responsable de la sous coordination des écoles conventionnées catholiques en ville de Butembo salue tout de même les efforts du gouvernement à instaurer la gratuité de l’éducation de base qui tant soit peu vient  alléger le lourd fardeau des parents de supporter la prise en charge des enseignants.

Georges Kisando Sokomeka

One thought on “Butembo/gratuité éducation de base : des classes pléthoriques, nécessité de recruter et payer les nouveaux enseignants (Abbé Nyandoto)

  1. La gratuité de l’enseignement n’est pas la gratuité de l’enseignant. Les autorités de tutelle de l’EPST devront être les premiers à comprendre que le revenu des enseignants doit être indexé sur le coût de la vie et non sur des considérations qui n’ont rien à faire avec la qualité de la vie que mènent les professionnels de la craie. Que vont-ils acheter avec cet argent? Voilà la question qu’on doit se poser et non donner 180 000fc au hasard sans savoir ce qu’on peut acheter avec. La gestion des ressources humaines exige de s’occuper du bien être des employés, non puisqu’on les aime mais puisqu’on attend d’eux un bon rendement. De quel genre d’enseignants avons-nous besoin? Mal vêtus? Mal nourris? Mal chaussés? Mal soignés? Mal logés? Tout ceci parce qu’ils sont mal payés? Pour quel genre d’éducation? On ne doit pas se préoccuper des enseignants pour eux-mêmes mais pour l’éducation des cadres de demain.

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