Etat de siège : « Crispin Mbindule Mitono revient du front, il a dit ce qu’il a vu. Le reste c’est de la manipulation politique de nos adversaires » (Tsongo Léon)

La polémique enfle avec l’évaluation controversée du député Mbindule Mitono en rapport avec  l’Etat de siège au cours de la séance de vendredi 10 Août  au sein de la commission défense et sécurité à l’Assemblée Nationale. Certains de ses collègues députés dénoncent les propos de l’élu national de Butembo allant dans le sens de saluer des avancées  de l’Etat de siège instauré au Nord-Kivu et en Ituri depuis le 06 Mai 2021. 

Selon la lecture du contexte faite par  Mbindule Mitono, les opérations   militaires ont déjà été lancées sur terrainet que la situation sécuritaire  était entrain de s’améliorer, témoignent certains députés du Nord-Kivu présent lors de la séance de travail de la commission défense et sécurité à l’Assemblée Nationale.

Dans une interview accordée ce lundi 13 septembre 2021 à La Voix de l’UCG, Tsongo Léon,  suppléant du député Mbindule Mitono,  dénonce la manipulation de l’analyse du contexte de l’Etat de siège faite par cet élu ; par ses adversaires politiques.

« Mbindule Mitono vient d’une mission ici. Il a été sur le front, il a vu les militaires. S’il faut donner le bilan de ce qui se fait, je sais que lui en tant que scientifique, je sais  qu’il ne  doit que présenter  d’abord    les aspects positifs mais également  les aspects négatifs. Il est vrai que nous ne pouvons pas dire que tout va bien, mais il y a quand même certaines  avancées en ce qui est des cibles que nos troupes se sont assignées.   Il y a des positions de l’ennemi comme Mwalika qui ont été contrôlés. Et je pense que c’est cela que l’honorable Mbindule a donné comme aspect positif », explique Tsongo Léon.

Face à certaines voix qui appellent à la levée de la mesure de l’Etat de siège, Tsongo Léon les invitent à proposer une alternative crédible.

« Est-ce que la levée de l’Etat de siège va  automatiquement pacifier la région ? Il faut proposer une alternative crédible, creusons nos têtes car nous voulons tous la paix »,  ajoute-t-il.

Retenez quedes structures de la Société Civile et certains acteurs politiques  ne cessent de fustiger les faibles résultats de l’Etat de siège. Ce qui explique des   journées ville morte organisées à Butembo il y a une semaine  et à Beni ce lundi 13 et mardi 14 septembre   pour exiger le retour de la paix et la sécurité dans la zone.

 

Georges Kisando Sokomeka

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