Nord-Kivu : Justice populaire contre les suspects ADF, Me Kule T’hatha invite le gouvernement à encadrer les groupes d’autodéfense

Dans une interview accordée ce vendredi 6 mars 2020 à la presse, ce doctorant en faculté de droit à l’Université Catholique du Graben, UCG Butembo, estime que les cas de justice populaire enregistré jour après jour dans la région est une expression de révolte  qui doit être capitalisée par le pouvoir public. En effet,     du lundi 02  au jeudi 04 Mars 2020 plus de cinq personnes suspectées d’appartenir au mouvement ADF, auteur des tueries à Beni, ont été arrêtées  par la population ainsi que les services de sécurité.  Certaines  de ces personnes ont été remises aux autorités étatiques pendant que d’autres ont été lynchées par la population respectivement en ville de Butembo et en localité de Biakato en province de l’Ituri. Tout en déplorant ces dérapages liés à la vigilance populaire, Me Kule Thatha, plaide pour la domestication de cette révolte. 

« La loi donne la latitude à toute personne  à recourir à la légitime défense. Vous n’allez pas demander à quelqu’un de ne pas neutraliser un ennemi qui veut le tuer.  Mais lorsque vous êtes en face de quelqu’un que vous suspectez et qui ne représente aucune menace, là vous n’allez pas évoquer la légitime défense… Il faut qu’on canalise cette révolte, c’est un élan, un dynamisme  qu’on peut positiver. Il ne faut pas qu’on l’étouffe ». 

Me Kule T’hatha plaide pour  l’application de l’article 63 de la constitution afin de rétablir l’autorité de l’Etat à Beni . « Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure », conclu le chercheur.

 Georges KISANDO

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