Santé: Dr Justine Vuma alerte sur les dangers des avortements clandestins

Halte aux avortements clandestins ! Faits dans l’objectif de se débarrasser d’une grossesse qu’on ne désire pas, ces actes présentent des risques qui peuvent conduire à la mort. Réalisés dans un environnement inapproprié, ces avortements comportent beaucoup d’autres risques prévient Dr Justine Vuma, spécialiste en gynéco obstétrique aux Cliniques Universitaires du Graben. La Voix de l’UCG de l’UC l’a rencontré en marge de la célébration le 28 septembre de la journée mondiale du droit à l’avortement.

Dr Justine Vuma note d’entrée de jeu que l’avortement est un acte médical qui doit être soigneusement fait par des prestataires compétents, dans des conditions appropriées et dans un cadre légal et éthique parce qu’on n’avorte pas à volonté. Il est regrettable que des charlatans s’improvisent et posent cet acte dans des conditions inappropriées. Les conséquences sont nombreuses du côté de la femme qui avorte volontairement met elle en garde.

‘‘ D’abord le matériel utilisé n’est pas stérilisé, et là ça expose la candidate à cet acte-là à une infection, qui peut conduire à la mort. Le matériel qu’on utilise n’est pas bien stérilisé, c’est du métal, d’où le risque de tétanos. Et le tétanos tue. La même infection peut vous boucher les trompes, ce qui diminue la chance de procréer. Pendant qu’ils sont en train de réaliser cet avortement-là, cette femme peut saigner. Où va-t-on trouver le sang pour la transfusion ? C’est comme ça que les jeunes filles meurent parce qu’elles ont saigné. Ou on vous l’amène en débandade à l’hôpital, elle saigne avec tous les risques. Il y a aussi le risque pour la femme de réagir à ce produit qu’on lui injecte avec le risque d’une mort subite.’’

Pour Dr Justine Vuma, tout acte d’avortement clandestin représente un danger que ni la femme ni les pratiquants ne pouvaient accepter de prendre. Il est important que soient renforcer des séances d’éducation sexuelle insiste-t-elle.

Emmanuel KATERI