Beni : la société civile dénonce une cabale montée pour étouffer la justice après le meurtre d’un requérant dans un centre d’enrôlement de la CENI

Annoncées pour la semaine en cours, les audiences en chambre foraine dans l’affaire du meurtre d’un requérant dans un centre d’enrôlement au poste frontalier de Kasindi tardent à démarrer. Les forces vives locales y voient une tentative de camouflage et exigent que la procédure soit accélérée.   

  

Quelques heures après l’incident survenu le samedi 11 mars au centre d’inscription de l’école primaire Kamirongo, l’inspection de l’auditorat militaire garnison de Beni avait annoncé l’arrestation du soldat FARDC auteur de ce meurtre. Elle avait au même moment annoncé la tenue des audiences foraines au poste frontalier de Kasindi, en territoire de Beni. Bientôt une semaine, rien ne marche dans le sens de la tenue de ces audiences, s’inquiète Denis Kalenga de la nouvelle société civile congolaise en groupement Basongora.

« La cité de Kasindi a besoin de voir la tenue de ces audiences dans la même cité et dans un bref délai et que le coupable soit mis en détention. Nous ne voulons pas aller jusqu’à sécher les activités en organisant les marches de colère ou encore des sit-in devant le bureau de l’auditorat pour que finalement la justice fasse son travail », a-t-il plaidé lors d’une intervention dans un média local.

Contacté à ce sujet,  une source proche de l’auditorat  militaire à Kasindi précise que les audiences auront bel et bien lieu sur place. Tout est presque fait prêt mais le tribunal militaire fait face au défi d’ordre logistique, fait savoir cette source.

Notons cependant que l’armée loyaliste a pris une part dans l’organisation des obsèques du requérant tué par un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).  

Jackson SIVULYAMWENGE