Butembo/Covid-19 : des avis partagés face aux amandes imposés contre les contrevenants aux mesures barrières

Depuis la semaine dernière des éléments de la police sont à la trousse des personnes qui vont à l’encontre des mesures barrières contre le Covid-19. Tel est le cas des détenteurs des bistrots et leurs clients qui violent le couvre-feu. Pendant ce temps, les éléments de la police    durcissent le contrôle  du port des cache-nez dans certains coins de la ville. L’accès au centre ville reste désormais conditionné par le port des masques.

A Njiapanda, entrée Sud de la ville de Butembo, une dizaine des policiers font obstacle à toute personne qui tente d’entrer ou de sortir de la ville sans masque.  Des dos d’âne érigés au niveau du  parking La Réunification servent de casse vitesse pour les conducteurs qui tentent de défier le  dispositif de contrôle instauré par la police.  Depuis l’entrée en vigueur  des nouvelles mesures de prévention contre la nouvelle vague de Covid-19,  des éléments de la police érigent  des check-points temporaires et interpellent les récalcitrants. Ces derniers sont libérés après payement des amandes. Une pratique différemment appréciée par les habitants de Butembo.

« La meilleure façon pour comprendre le bienfondé  des mesures barrières, c’est de sensibiliser la population afin de la conscientiser sur la gravité de Covid-19 », explique Kambale, conducteur de taxi moto.

« La population va porter le masque par crainte des tracasseries policières et non pour se protéger contre Covid-19 », explique Jerry Kasereka.

« Il faut imposer les amandes. Lorsque ca arrive une fois ou deux fois à un récalcitrant contraint à payer 50 ou 100 milles Francs Congolais, il va revenir à la raison », estime Yusufu Amani, un marchand ambulant.  

Retenez que  face au  relâchement  des mesures barrières une série des mesures viennent d’être rendue publiques par  le comité provincial de sécurité.

« Désormais le couvre-feu sera de stricte application de 22 heures à 05 heures du matin, les services de sécurité dont l’armée et la police seront tous les jours sur terrain avec des check-points partout, toute  personne qui ne portera pas correctement son masque se verra immédiatement arrêter par la police, pas des veillée mortuairefait savoir le Général de Brigade Sylvain Ekenge porte-parole du Gouverneur militaire du Nord-Kivu.

GEORGES KISANDO

Share this content:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *