Butembo : « L’installation du Tribunal Militaire de Butembo est un oasis d’espoir pour les justiciables. » (Muhindo Wasivinywa, REDHO)

L’installation du Tribunal Militaire de Butembo est un oasis d’espoir pour les justiciables. La Voix de l’UCG est allée à la rencontre de maître Muhindo Wasivinywa, avocat, chargé des questions des droits humains au sein de la société civile de Butembo et coordonnateur du Réseau pour les Droit Humains, REDHO pour comprendre le rôle de cette juridiction. 

L’échelle de la justice militaire est faite normalement du  tribunal de police, le tribunal de garnison, la cour militaire et la haute cour militaire. La loi prévoit la création d’une cour militaire opérationnelle  pour accompagner les opérations militaires et pouvant être supprimée juste après.  Dans le grand nord de la province du Nord-Kivu, il n’y avait qu’un tribunal militaire de garnison ayant son siège à Beni. Avec l’Etat de siège et les opérations militaires dans le Nord-Kivu cette juridiction a été débordée au grand dam des justiciables regrette maître Muhindo Wasivinywa.

« Durant l’Etat de siège, depuis mai 2021, le tribunal de Beni, s’est déplacé pour Butembo comme à Lubero  à trois reprises seulement. Et il était particulièrement intéressé par les dossiers des viols selon la ligne du bailleur, souvent la MONUSCO. Alors que tout ceux qui ont été envoyés en prison durant cette période, en attente de l’examen de leurs dossiers, continuent à traîner en prison. Nous espérons qu’avec l’installation de ce tribunal, leurs dossiers seront examinés le plus tôt et seront fixés de leurs sorts», espère-t-il.

Quelle est la spécialité de cette instance judiciaire ? Maître  Muhindo Wasivinywa explique.

« Avec l’Etat de siège tous les dossiers pénaux sont portés devant les juridictions militaires  mais pendant le temps normal ou dans les provinces où il n’y a pas l’Etat de siège, les juridictions militaires s’occupent seulement des dossiers à caractère militaire. Pas seulement les militaires et les policiers mais aussi les civils  qui peuvent travailler avec les militaires ou qui peuvent utiliser les effets militaires », explique-t-il.

Même si les magistrats ne sont pas encore suffisants, seulement deux,  il appelle la population, la société civile, les activistes des droits humains à soutenir cette juridiction pour qu’elle étanche, tant soit peu, cette soif de la justice.

Hervé Mukulu

 

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