Butembo_ Urbanisme : « L’OBLC est dans les chantiers pour dénicher les actes de corruptions qui s’y trouvent » (Jonas Mbayahi, droit de réponse)

L’OBLC n’est pas un service d’assiettes. Il ne perçoit pas d’argent. C’est un service de vérification et contre vérification au second degré. Dans le secteur de l’urbanisme, l’OBLC lutte contre les magouilles, la corruption qui s’y pratique. C’est la réaction, en droit de réponse, de Jonas Mbayahi, chef de bureau et chargé de la sensibilisation au sein de l’Observatoire pour la Bonne Gouvernance et la Lutte contre la corruption, OBLC Butembo. Dans un précèdent article, ce service a été cité parmi les 13 services n’ayant pas le droit de percevoir l’argent dans les chantiers auprès des constructeur.

L’OBLC admet qu’il n’y a pas 15 services légaux qui peuvent se présenter dans un chantier pour réclamer une redevance étatique. C’est pour lutter contre cette tracasserie que l’OBLC a le plein droit de se retrouver dans un chantier, explique l’OPJ Jonas Mbayahi.

« Nous facilitons la répression des coupables de corruption et des actes de corruption. Si le contribuable trempe dans la corruption, nous nous saisissons de son cas. Car pour qu’il y ait corruption, il faut un corrupteur et un corrompu. Nous sommes sur le chantier car il y a des actes de corruption. On paie 10, 20 dollars à un agent pour qu’il ferme l’œil sur ce qui devrait être payé au service, par exemple », explique Jonas Mbayahi.

L’OBLC reconnait certains services justifiés qui peuvent passer dans les chantiers avec le droit d’arrêter les travaux si les frais dû à l’Etat ne sont pas payés. Le service de l’urbanisme qui délivre l’autorisation de bâtir. Le cadastre pour le contrat ou le certificat. La SONAS pour l’ « Assurance Tout risque chantier » qu’il faut lire avant de signer car il y aussi plusieurs niveaux. La DGI, pour l’impôt sur la main d’œuvre occasionnelle qui équivaut à 15% du montant convenu pour la paie de ces ouvriers.   Infrastructures et Travaux Publics pour l’approbation du plan. La DG N-K et la Mairie pour la quotité du moment que certains marchés, dans la vente d’une parcelle non encore mise en valeurs, se font entre deux personnes seulement. Certains autres ne le devraient ou n’ont pas à faire avec le propriétaire du chantier.

« Par exemple, le Fonds de promotion culturelle. Ils peuvent venir au chantier pour chercher l’architecte. Car sur chaque œuvre architecturale, ce service perçoit un pourcentage des frais payés à l’architecte. Par contre, il y a d’autres services qui arrivent tout simplement pour déranger le paisible citoyen. Nous avons trouvé sur un chantier quelque chose qui veut faire payer la radioactivité. Toi et moi, nous comprenons le français, qu’est-ce que la radioactivité vient faire sur un chantier ? Ce sont des tracasseurs et nous les chassons. Nous avons même arrêté des agents des services illégaux, des agents, et gens qui se font passer pour un service et qui ne sont pas reconnus par ce service », précise-t-il.

Dans la légalité, pour construire, les services à payer coutent moins de 1500 dollars. Le problème ce que parfois les propriétaires de chantier se font arnaquer par les ingénieurs qui ne paient pas tous les frais aux services indiqués. C’est pourquoi la présence de l’OBLC est gênante au chantier. Jonas Mbayahi conseille à quiconque qui veut entamer une construction de se renseigner d’abord auprès de l’OBLC. C’est gratuit.

Lisez:

Butembo-Urbanisme : 13 des 15 services qui perçoivent les frais auprès des constructeurs ne le devraient pas (explication d’un expert)

Hervé Mukulu

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE