Nord-Kivu : les journées ville morte incriminées comme l’une des causes de l’échec à l’examen d’Etat (2020 : 83%, 2021 : 50 % de réussite)

Le taux de réussite aux épreuves d’examens d’Etat a chuté durant l’année scolaire 2020 de 83% à 50 % en 2021. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette dégringolade dont la plus plausible ce sont les journées villes mortes diverses qui ont perturbé l’année scolaire 2020-2021.

Plus d’un mois a été perdu suite aux journées sans travail qui se sont échelonnées sur l’année scolaire 2020-2021. Le pic de ce temps perdu a été atteint en avril 2021 pendant la série de trois semaines sans activités pour exiger le départ de la MONUSCO.

Selon Lebange Howe Alain, Inspecteur Principal Provincial, IPP en province du Nord-Kivu II, pendant que les élèves du Grand Nord séchaient les enseignements, dans les autres coins de la République les cours s’y déroulaient.

« C’est une inquiétude aussi pour nous en tant que nouvelle autorité. L’inquiétude plane sur nous. Nous risquons de connaître encore   des mauvais résultats suite à ces mouvements qui s’organisent. Par exemple, les mouvements des journées villes mortes, lorsqu’on demande aux enfants de rester à la maison. Pendant que nous sommes en grève ici, les autres continuent avec les cours. Par exemple au début de l’année en cours, les enseignants de notre province éducationnelle étaient en grève. Il n’y a pas de calendrier réaménagé. Comment allons-nous rattraper les autres surtout que nous continuons de descendre dans les rues ? Si on continue, nous risquons de tomber davantage vers le bas », alerte l’IPP.

L’IPP invite les membres de la communauté à plus de responsabilité pour éviter de compromettre l’éducation et l’avenir des enfants. Il s’est ainsi exprimé au lendemain de la journée ville morte décrétée par une synergie des mouvements citoyens le lundi 14 Mars pour exiger la levée de l’état de siège en province du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Georges Kisando Sokomeka