Butembo/Abus sexuels des agents de la riposte: une organisation féminine encourage les victimes à porter plainte

 Trois mois après la déclaration de la fin de  la 11e épidémie de la  Maladie à Virus Ebola, des voix s’élèvent contre les abus sexuels contre des travailleurs humanitaires.  Selon une enquête signée The New Humanitarian et la Fondation Thomson Reuters, une cinquantaine des femmes, accusent plusieurs employés d’agences des Nations unies et d’ONG d’abus sexuels. Certaines victimes ont témoignés et reportent ces abus sexuels pendant que l’ONG Femmes Juristes pour le Défense des Droits  de la Femmes et de l’Enfant, FJDF, les encourage à porter plainte.

Me Magguy Panza, chargé de vulgarisation au sein de cette organisation basée en ville de Butembo, province du Nord-Kivu encourage  toutes les victimes de ces abus à porter plainte.

Me Magguy Panza  fait savoir que FJDF était au courant, sans enregistrer des dénonciations formelle,  des abus des humanitaires engagés dans la riposte contre Ebola.

« Nous FJDF sommes prêtes à accompagner  les femmes qui vont lever leur voix  et qui vont émettre le vœu d’être accompagner  auprès des instances judicaires pour être rétablies dans leur droit. Q’uelles n’aient pas peur. Nous sommes femmes comme elles et nous allons les accompagner tout au long de la procédure judicaire », explique-t-elle.

 Pour elle, il est inadmissible que les auteurs de ces actes airent dans la nature alors que  le code de bonne conduite signé par   le  Secrétaire Général des Nations Unies  réprime   l’exploitation et les abus sexuels commis par les humanitaires.

Elles sont, au total, 51 femmes à accuser des travailleurs internationaux d’abus sexuels. Parmi elles, au moins 30 affirment que des employés de l’Organisation mondiale de la Santé étaient impliqués.

 L’OMS, qui a assuré mardi que ses travailleurs étaient « scandalisés » par ces allégations, a ouvert une enquête interne. « …Toute personne dont la participation à de tels actes aura été identifiée devra en rendre compte et en subir de graves conséquences, y compris un renvoi immédiat », a déclaré l’OMS dans un communiqué.

Pour Me Magguy Panza, les sanctions ne devraient pas être seulement disciplinaires au regard de la gravité des accusations des victimes. Elle suggère également des poursuites pénales et  réparations en faveur des victimes.

Georges Kisando Sokomeka

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