Butembo : « 14 personnes n’ont pas été arrêtées pour avoir dragué une femme mariée de Goma »(Auditeur Militaire)

Les réseaux sociaux s’enflamment depuis mercredi 25 Août autour  de  l’interpellation de 14 personnes en ville de Butembo, province du Nord-Kivu, dans une affaire d’adultère. Des rumeurs   qui ont pris de l’ampleur après leur propagation sur les comptes Twitter et Facebook d’un député provincial .

L’histoire se passe à Goma. Une femme mariée est soupçonnée d’infidélité par son mari. Des conversations amoureuses et des sextos qu’elle a avec ses correspondants de sexe masculin  en sont  des  preuves. Un amour virtuel dont son époux est jaloux au point de porter plainte contre ses présumés rivaux.

L’auditeur général du Nord-Kivu une fois saisi, ouvre un dossier judicaire et lance des mandats d’amenés contre les présumés amants de la dame parmi lesquels certains résident à Butembo. Le parquet militaire local est chargé de les retrouver pour qu’ils répondent de leurs actes. Ce qui a été fait.

Trois personnes sont interpellées par l’auditorat de Butembo en début de semaine pour une audition chacune. Chacune d’elle aurait  eu une aventure amoureuse avec la femme mariée, à des époques différentes, à en croire une source proche du dossier. Ces personnes ont été relâchées le jour même de l’interpellation, souligne le Major Lwamba, auditeur militaire, détachement de Butembo-Lubero.  

«Le mercredi 25 Août  ces personnes ont été entendues avant d’être définitivement disculpées dans cette affaire.Ces personnes ont  été pardonnées par le plaignant. Un acte d’engagement de ne plus retomber dans la même erreur a été signé par les incriminés », a révélé hors micro le chef de parquet militaire.  

A la même autorité de fustiger les fausses rumeurs qui ont circulé faisant état de 14 personnes arrêtées et dont la libération par le parquet militaire était monnayée à hauteur de 1500 dollars par individu. 

L’adultère est un acte punissable par le code de la famille en RDC à son article 467  d’une servitude  pénale principale  de six mois à un an  et d’une amande de 125 000 FC à 350 00 FC.

Dans le contexte de l’Etat de siège, le parquet militaire est compétent pour traiter des questions pénales, le cas de  l’adultère, a fait savoir l’auditeur militaire de la place.

L’avocat  conseil des personnes interpellées dans cette affaire parle de 6 personnes interpellées dans cette affaire.

Me Baloki Kitambala parle des arrestations arbitraires qui se sont opérées sur base des conversations sur Facebook.

 

Georges Kisando Sokomeka

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE