Butembo : hausse du prix du poulet, les importateurs indexent les services douaniers au poste de Kasindi

Le prix de la  viande ne cesse de prendre de l’assesseur jour après jour en ville de Butembo, province du Nord-Kivu.

 Actuellement un kg de viande de bœuf et de chèvre  a dépassé le cap de 10000 FC soit une majoration de plus de 3000 FC. Le poulet qui devenait de plus à plus l’aliment de substitution face à la hausse de la viande rouge n’est pas épargné par cette instabilité du prix.

Plusieurs facteurs entrent en jeu pour justifier cette hausse notamment  la maladie de Coronavirus à la base de la fermeture des frontières des pays voisins qui alimentent Butembo et l’instabilité du taux de change.

Le Kg est passé de 6000 FC à 8500 FC. Les services douaniers basés à Kasindi indexés par les importateurs congolais  des poussins de l’Ouganda vers la RDC.

 Monsieur Shauri Kigotsi est le responsable  de l’organisation agro-pastorale   Inuka spécialisée dans l’élevage des poules.

 « Lorsque vous traversez l’Ouganda jusqu’à nos frontières, c’est la que les difficultés commencent. Quand on amenait la provende, qui est l’aliment pour bétail, avant c’était considérée comme un commerce frontalier mais aujourd’hui la douane congolaise a fixé des paiements pour chaque 50 kg et cela fait que l’aliment hausse de prix. A notre niveaux il ya une faible production des maïs, parce que c’est une denrée qui entre dans le mélange de nos concentrés. Il se fait qu’aussi il ya une demande très forte en terme du poulet, s’il ya forte demande il ya hausse de prix », explique cet entrepreneur.

 Monsieur Shauri Kigotisi espère que cette situation ne va plus durer afin de permettre à la population d’accéder à moindre prix à la viande de poule, jadis réservée à des festivités et visiteurs de marque dans  le milieu.

Les autres bêtes tels que les vaches et chèvres sont rares sur le marché suite à la fermeture des frontières des pays voisins qui alimentent Butembo à vaches et chèvres et l’instabilité du taux de change font savoir les abatteurs des vaches. Ils  ne font plus des bonnes affaires, se plaignent-t-ils.

Georges Kisando Sokomeka