Butembo : la LUCHA exige du maire des preuves de la réception de ses memos sur la situation de Beni par présidence

Le mouvement citoyen LUCHA accorde 48 heures au maire de Butembo pour qu’il montre les accusés de réception de leurs mémorandums relatifs à la situation sécuritaire de Beni par la présidence de la République. Ultimatum contenu dans un nouveau mémorandum  déposé entre les mains de l’autorité urbaine, Sylvain Kanyamanda, ce jeudi 17 Septembre à la mairie, à l’issue d’une marche d’une marche pacifique.

Ce mouvement pro démocratie ne comprend  pas comment la présidence peut être si insensible au malheur du peuple de Beni malgré toutes les correspondances lui adressées et qui proposent  des pistes de solution à ces tueries à répétition.

Ces activistes craignent que leurs correspondances n’atteignent pas le vrai destinataire, le maire étant seulement un canal. C’est pourquoi, celui-ci est sommé par la LUCHA de  montrer les accusés de réception.   Ces jeunes gens promettent de revenir à la mairie après 48 heures pour lire les différentes réactions de la présidence.

Maitre Sylvain Kanyamanda, souligne que sa réception en personne des différents memos fait foi d’accusé de réception.  Car il transmet le message essentiel par les canaux appropriés de la correspondance administrative. Dans leur mémorandum de ce jeudi 17 Septembre, ils ont rappelé au Président Tshisekedi sa promesse d’installer l’Etat-Major dans la région pour mettre fin à la nébuleuse ADF.

 Ils réclament, entre autre,  la justice dans l’affaire de 800 milles dollars destinés aux rebelles ADF intercepté à Kasindi et qui transiteraient par certains membres de la chambre de commerce  de Beni, FEC Beni.

« Déplacer l’Etat-Major Général jusqu’à Beni comme vous l’aviez promis dans votre discours de campagne, introduire formellement une lettre de demande de retrait effectif de troupes de la MONSUCO dont les résultats sont loin d’être satisfaisants, ordonner à l’armée congolaise d’être offensive au lieu de chaque fois répondre aux attaques de l’ennemie, ordonner à la justice de traquer tous les complices qui sont au sein de la FEC, organisme cité dans l’affaire de 800milles dollars destinés aux ADF,… », lit-on dans leur memo.

En une vingtaine, ces jeunes militants ont marché du rond-point CAP KALIMBUTE jusqu’ à la mairie, calicot à la main, sans aucune altercation avec les forces de l’ordre qui les encadraient.

Hervé Mukulu