Butembo : les journalistes terminent le mois leur consacré en volant au secours des déplacés

Les journalistes de Butembo dans le Nord Kivu ont clôturé le mois dédié à la liberté de la presse par une visite aux déplacés de guerre. A ceux-ci s’ajoutent des nombreux autres venus de Goma fuyant le volcan et qui ont sont nombreux à Butembo. L’action posée par les journalistes est louée par les bénéficiaires.

Les journalistes de Butembo ont commémoré le 3 mai journée dédiée à la liberté de la presse comme tous les autres journalistes du monde. Ils clôturent le mois leur dédié par une visite aux déplacés. Question de partager leur peine et aller au-delà de ce qu’ils font quotidiennement dans leurs médias : parler du drame de Beni et de ses conséquences en posant un geste indique Amuri Kasongo, président de la section locale de l’UNPC. L’un des constats sur le lieu, les déplacés qui avaient 8 structures de santé partenaires pour leur soin, n’en ont plus qu’une seule qui peut encore les accueillir.

‘‘ L’idée c’est de prêcher par l’exemple. Nous sommes venus encourager ceux qui ont déjà donné aux nécessiteux et d’autres qui veulent le faire. Ces gens-là, ont besoin de notre assistance. Lorsque nous avons échangé avec ISPRON, nous avons appris qu’il y a plusieurs malades parmi eux. Il ya beaucoup des factures ici qui n’ont jamais été payées. Il y avait 8 structures à l’époque qui prenaient en charge les déplacés. Il en reste une seule aujourd’hui et cette structure est débordée. Donc c’est pour nous une occasion de faire un plaidoyer’’,  explique Amuri Kasongo

Les bénéficiaires en sortent satisfaits. Masika Marie Jeanne, présidente de ISPRON, l’association qui encadre les déplacés remercie les journalistes de Butembo.

‘‘Nous sommes très émus de voir les journalistes poser leur acte de générosité. Nous avons reçu de la farine, du savon, du sel, nous avons reçu aussi des biens comme des habits…’’

Quelques déplacés présents ont reçu une partie de cette aide-là constituée des vivres et non vivres pour soulager la peine de près de 5000 déplacés identifiés au sein de cette association sans parler de ceux identifiés ailleurs et sans compter ceux venus de Goma qui se sont déjà signalés à l’ONG ISPRON.

Emmanuel KATERI

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