Insécurité à Beni/ Me Kule T’hatha plaide pour l’armement des civils pour défendre la patrie

Me Joseph Kule  T’hatha, doctorant en faculté de droit à l’Université Catholique du Graben  propose des solutions face à l’insécurité qui gangrène Beni.

Dans une interview accordée à  certains médias ce mardi 11 février 2020, ce chercheur a d’entrée de jeu dressé  l’état de lieu de la situation sécuritaire de Beni. Pour lui, cinq ans viennent de s’écouler depuis le début des massacres et l’identité de l’ennemi n’est toujours pas clairement déterminée. L’armée est entrain de conquérir les bastions de l’ADF sans nécessairement le neutraliser, fait-il remarquer. C’est pourquoi le terrain des hostilités migre de Beni vers la province de l’Ituri, fait savoir Me Kule Thatha. Ce chercheur a épinglé parmi les défis face à la guerre contre les terroristes ADF, la léthargie dans les interventions de l’armée et la MONUSCO en cas d’attaques des populations civiles. Pour lui, l’ennemie semble avoir une longueur d’avance sur les forces loyalistes en termes de renseignements. Pour pallier à cette situation, Me Kule T’hatha préconise l’application de l’article 63 de la constitution. « Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure. Un service militaire obligatoire peut être instauré dans les conditions fixées par la loi. Toute autorité nationale, provinciale, locale et coutumière a le devoir de sauvegarder l’unité de la République et l’intégrité de son territoire, sous peine de haute trahison ».  Il s’agit d’un mécanisme constitutionnel efficace à résoudre des menaces comme la guerre de Beni. Lorsque l’assaillant est lourdement armé, la population ne va pas défendre la patrie main nue. Logiquement non. Ce que la constitution insinue ce que les civils peuvent détenir les armes, fait savoir Me T’hatha. La détention d’arme par les civiles  dans un contexte normal en temps de paix est un crime mais détenir une arme pour défendre votre  patrie lorsque la République  se trouve agressée,  c’est ne pas une infraction,  c’est légal ajoute le chercheur. Me T’hatha, plaide pour la mise en place d’une unité des réservistes pour l’autodéfense au niveau de la base comme tel a été le cas en Ouganda entre 1997 et 2003 face à la rébellion de la LRA.  Me Joseph T’hatha reste convaincu que si le gouvernement et le parlement investissent dans le mécanisme d’autodéfense populaire, la paix peut revenir à Beni. Il suffira de mettre le plan en marche en formant les jeunes, superviser les actions sur le terrain contre l’ennemi et d’assurer les suivis des réservistes après le démantèlement de l’insécurité, conclu Me T’hatha, auteur du livre : désarment volontaire par le PAREC, motif d’exonération pénale en RDC. 

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